--- title: "Agence web à Genève : multilingue, nLPD et comparaison des devis" url: https://www.matosordi.com/agence-web.html author: "Matos Ordi" date_published: 2021-09-05T08:03:33+00:00 date_modified: 2026-09-26T11:34:11+00:00 categories: ["Web"] image: https://www.matosordi.com/wp-content/uploads/2018/08/Agence-web-Geneve.jpg description: "La loi suisse sur la protection des données, la nLPD, s’applique depuis septembre 2023 et s’ajoute au RGPD pour un site genevois qui reçoit des visiteurs européens." site: "Matos Ordi" license: "Reproduction autorisée avec lien vers la source." --- # Agence web à Genève : multilingue, nLPD et comparaison des devis > La loi suisse sur la protection des données, la nLPD, s’applique depuis septembre 2023 et s’ajoute au RGPD pour un site genevois qui reçoit des visiteurs européens. Une PME installée à Genève vend souvent des deux côtés de la frontière, en français, en allemand et parfois en anglais, ce qui change ce qu’on attend d’un site avant même de parler de référencement. Le canton compte plusieurs dizaines d’agences web, du studio d’un indépendant aux structures de vingt personnes, et le choix se fait rarement sur le prix seul. Deux points distinguent un projet genevois d’un projet parisien ou lyonnais : la question de la langue se pose dès le premier brief, et la protection des données suit deux textes en parallèle, la loi suisse et le RGPD pour les visiteurs européens. ## Un site pensé pour plusieurs langues dès le brief Un site trilingue ne se limite pas à brancher un module de traduction automatique sur un site français. Chaque langue mérite sa propre arborescence d’URL, un chemin en /fr/, /de/ ou /en/ plutôt qu’un sélecteur qui traduit à la volée, et surtout un contenu relu par quelqu’un qui écrit vraiment dans cette langue. Une agence habituée à la Suisse romande sait aussi qu’un texte destiné à Zurich ou à Bâle n’utilise pas le même vocabulaire commercial qu’un texte pour Lyon, même si la langue de départ est identique sur le papier. - Vérifiez que l’agence prévoit une structure d’URL par langue, pas un simple widget de traduction automatique. - Demandez qui relit les textes dans chaque langue : un traducteur professionnel, ou l’équipe elle-même si elle est réellement bilingue. - Assurez-vous que le référencement est pensé langue par langue, avec des mots-clés propres à chaque marché, plutôt qu’une seule liste traduite mécaniquement. **La nLPD, en vigueur depuis septembre 2023** La loi fédérale sur la protection des données a été révisée et son nouveau texte s’applique depuis le 1er septembre 2023. Toute agence qui conçoit un site pour la Suisse doit en connaître les obligations, distinctes de celles du RGPD. ## Deux régimes de protection des données à respecter en même temps Un site suisse qui reçoit des visiteurs européens, ce qui arrive vite pour une entreprise genevoise proche de la frontière, doit composer avec la nLPD pour ses visiteurs suisses et avec le RGPD pour les autres. Les deux textes se recoupent sur l’essentiel : informer clairement sur les données collectées, limiter leur usage à ce qui est annoncé, et pouvoir répondre à une demande d’accès ou de suppression. La nLPD ajoute des obligations propres, comme la tenue d’un registre des traitements pour les entreprises qui dépassent certains seuils, et une notification en cas de violation de données présentant un risque pour les personnes concernées. Une agence sérieuse pose la question dès le début du projet : formulaire de contact, cookies de mesure d’audience, outil d’envoi d’e-mails, chacun de ces éléments entraîne une obligation d’information. Si personne ne l’évoque avant la signature, c’est un signal à prendre au sérieux. ## Comparer les agences sur des éléments qu’on peut vérifier Demander le même cahier des charges à trois ou quatre agences reste le moyen le plus fiable de comparer des devis qui, sinon, ne portent pas sur le même périmètre. Un devis bas peut cacher un nombre de pages réduit, une seule langue au lieu de trois, ou une maintenance facturée en plus après la première année. - Demandez à voir un site déjà livré dans un secteur proche du vôtre, et si possible à contacter le client. - Vérifiez qui héberge le site une fois livré, et ce que coûte la maintenance annuelle une fois le projet terminé. - Regardez si l’agence pose des questions sur votre activité et votre public avant de proposer une solution, ou si elle part directement sur un modèle standard. **Un même brief pour tout le monde** Rédigez un cahier des charges d’une page avant de contacter la première agence, et envoyez-le tel quel à chacune. C’est la seule façon de comparer des chiffres qui portent sur le même travail. ## Ce que coûte réellement un projet à Genève Les tarifs varient fortement selon l’ampleur du projet et la structure choisie. Un site vitrine simple, réalisé par un indépendant ou une petite structure, se situe en général dans une fourchette de quelques milliers de francs suisses. Une boutique en ligne ou un site multilingue avec des fonctionnalités sur mesure grimpe rapidement à plusieurs dizaines de milliers de francs, conception, intégration et première année de contenu comprises. Ces montants restent des ordres de grandeur : le devis précis dépend du nombre de pages, du nombre de langues et de la complexité technique demandée. ## Regarder aussi de l’autre côté de la frontière Certaines PME genevoises, notamment celles qui travaillent avec la Haute-Savoie ou plus largement le marché français, comparent aussi des devis avec des agences françaises pour le volet webmarketing, une fois le site conçu par une structure locale. C’est le cas de [linkweb votre agence de webmarketing](https://linkweb.fr/agence-web-marketing-toulouse/), qui intervient sur le référencement et les campagnes publicitaires pour des clients situés hors de son bassin d’origine. **Compter plusieurs mois pour un site multilingue** Un site vitrine en trois langues avec des contenus rédigés sur mesure prend rarement moins de deux à trois mois entre le premier brief et la mise en ligne, rédaction et relecture comprises. ## Où sont hébergées les données, et pourquoi ça compte Rien n’oblige une entreprise suisse à héberger son site sur le territoire national, mais le sujet revient souvent dans les secteurs sensibles comme la finance ou la santé. La nLPD encadre le transfert de données personnelles vers un pays qui n’offre pas une protection jugée équivalente : dans ce cas, des garanties contractuelles supplémentaires deviennent nécessaires. Poser la question de l’hébergement à l’agence avant de signer évite de découvrir la réponse au moment d’un contrôle. **Le piège du « conforme RGPD » qui oublie la nLPD** Certaines agences affichent une conformité RGPD sans connaître les particularités de la loi suisse, comme les délais de notification en cas de violation de données. Les deux textes se ressemblent, mais ne sont pas interchangeables. ## Les signaux qui doivent alerter Une agence qui ne pose aucune question sur la protection des données, qui propose un prix identique quel que soit le nombre de langues, ou qui ne peut montrer aucune référence vérifiable, mérite qu’on hésite avant de signer. À l’inverse, une agence qui prend le temps d’expliquer comment elle gère le multilingue et la conformité donne une bonne indication de son sérieux sur toute la durée du projet. --- ## À propos de l'auteur **Matos Ordi** — La rédaction de Matos Ordi. Chaque article est vérifié avant publication, et corrigé quand une information change.